En exerçant une profession libérale
sous la forme d'une entreprise individuelle, vous êtes soumis à deux
impôts principaux :
- l'impôt sur le revenu,
- la taxe professionnelle.
L'adhésion à une association de gestion agréée
permet en outre d'être aidé dans la gestion de son entreprise
et permet des avantages fiscaux :
- l'octroi d'un abattement de 20% sur les
bénéfices
de l'entreprise (l'abattement de 20% est calculé sur la totalité du
revenu net professionnel déclaré dans la catégorie
des bénéfices non commerciaux, dans la limite d'un revenu
de 111.900 euros),
- la possibilité de passer en charges déductibles les frais de
tenue de comptabilité,
- la déductibilité d'une part plus importante du salaire versé au
conjoint.
L'association de gestion agréée va en effet
contrôler les déclarations effectuées par l'entrepreneur.
Comme, ce contrôle par un organisme indépendant réduit
les risques de fraude, l'Etat incite les entrepreneurs à adhérer à une
association de gestion agréée en leur accordant, en échange
de leur adhésion, un abattement de 20%.
CONSEILS
-Utiliser un compte
bancaire à usage professionnel:
Ce compte bancaire est alimenté par les recettes
professionnelles, (et exceptionnellement par des apports personnels).
Il permet de régler les dépenses professionnelles et les
dépenses mixtes. Des "prélèvements de l'exploitant" sur
ce compte professionnel permettent d'alimenter le compte bancaire personnel.
Les recettes et les dépenses strictement personnelles
sont réglées par le compte bancaire personnel.
Attention ! Certaines
banques qualifient " compte bancaire professionnel " des comptes qui
peuvent enregistrer des opérations commerciales (escompte de " traites " par
exemple) . Ces comptes bancaires ont une tarification des prestations
plus élevée. Si votre banque est dans ce cas, il faut demander
un autre compte bancaire " personnel ", que vous n'utiliserez
qu'à titre professionnel.
-tenir un cahier recettes/
depenses et conserver toutes les factures !
Toutes vos factures doivent être datées et
numérotées.
l'impot sur le revenu
-activité libérale à titre individuel
: soumis à la déclaration dans la catégorie des BNC :2035
-Seuls les membres d'une SCP ou d'une SCM
peuvent voir leurs revenus imposés au titre des BNC car la SEL est toujours
soumise à l'impôt sur les sociétés et non à l'impôt
sur le revenu.
La SCP est réputée exercer l'activité en
son nom propre et la clientèle lui appartient. Elle est en principe
soumise à l'impôt sur le revenu mais elle peut opter pour
l'impôt sur les sociétés (les membres étant
dès lors imposés au titre des revenus de placement mobilier
et non des bénéfices non commerciaux). Chaque associé est
imposable personnellement pour la part de résultats correspondant à ses
droits dans la SCP.
La SCM, société ayant pour objet la mise en commun des moyens
nécessaires à l'exercice de la profession libérale de
ses membres (locaux, mobilier, personnel, etc..), n'a pas vocation a générer
des bénéfices. Mais si elle en génère malgré tout,
elle est exonérée d'impôt sur les sociétés.
Le bénéfice est alors imposé au nom de l'associé dans
la catégorie des BNC et selon le régime de la déclaration
contrôlée, sans option possible pour le régime micro-BNC.
-micro BNC :
Les contribuables dont les recettes n'excèdent
pas 27
000 euros hors taxes peuvent se dispenser de souscrire la déclaration
spéciale 2035 et reporter directement le montant de leurs recettes
sur la déclaration d'ensemble de leurs revenus 2042.L'option
pour le régime de la déclaration contrôlée
est valable cinq ans tant que le contribuable reste de manière
continue dans le champ d'application du régime déclaratif
spécial. Cette option est reconductible tacitement par périodes
de cinq ans. Elle cesse de produire ses effets lorsque le contribuable
sort du champ d'application du régime déclaratif spécial
(recettes supérieures à 27 000 euros).
1/RECETTES IMPOSABLES
Les professions libérales bénéficient
de règles de comptabilité simplifiées. Il en résulte
que les recettes décomptées sont celles encaissées
durant l'année d'imposition considérée, quelle que
soit l'année au cours de laquelle les opérations productives
de ces recettes ont été réalisées, quel que
soit le mode de perception (espèces, chèques, inscription à un
compte) et la nature de ces rémunérations. En revanche,
les créances acquises, mais non encore recouvrées, ne sont
pas, en principe, susceptibles d'être retenues.
En cas de cessation d'activité ou de décès,
l'imposition est immédiatement établie sur les bénéfices
qui n'ont pas encore été imposés. La déclaration
de résultats doit être déposée dans les 60
jours de la cessation d'activité ou les 6 mois du décès.
Il est à préciser que pour tous les revenus perçus
par le défunt avant le 31 décembre 2004, la déclaration
de revenus correspondante doit être déposée dans
le délai normal, à savoir au plus tard le 30 avril 2005.
La recette professionnelle est réputée acquise
dès que le professionnel libéral en a la disposition ou
qu'il ne dépend que de lui d'en avoir la disposition.
En cas de paiement en numéraire, cette règle
simple ne pose pas de difficulté. Fn cas de paiement par virement
bancaire ou par carte bancaire, la date d'inscription au compte bancaire
du professionnel fait foi. Pour les paiements par chèque, la date
retenue est celle à laquelle le chirurgien dentiste les reçoit,
soit des mains du patient, soit par voie postale. La date de valeur de
la remise sur le compte est inopérante. La date du chèque
ou celle de la remise en banque ne constituent, en cas de contestation,
que des éléments d'appréciation.
les sommes suivantes sont à déclarer au titre des recettes :
- toutes les sommes perçues de la part des clients
(honoraires, commissions, vacations, etc...) même à titre
d'avances,
- les honoraires rétrocédés par un confrère,(ligne
AC et déclaration das2)
- les indemnités versées pour compenser une perte de recette
ou réparer un préjudice professionnel,
- les prestations maternité,
- les dégrèvements d'impôts ou taxes, sous certaines conditions,
- les subventions d'équipements,l'aide perenne de teletrans.
- les produits financiers résultant du placement de fonds dont le titulaire
de BNC est dépositaire.
2/La déduction
des dépenses professionnelles
Il est possible de déduire des recettes toutes les
dépenses nécessaires à l'activité professionnelle,
dès lors qu'elles ont été payées en 2004.
Les dépenses simplement engagées et non encore payées
ne sont pas déductibles, sauf en cas de cessation d'activité ou
de décès, ou encore en cas d'option pour les règles
de la comptabilité commerciale.
Les dépenses sont retenues pour leur montant réel
et justifié. Le centre des impôts a toujours la possibilité de
réclamer les justificatifs. A défaut, il peut remettre
en cause le montant de la déduction ainsi opérée
au titre des dépenses professionnelles.
Les dépenses non
déductibles :
Les dépenses personnelles qui ne concernent pas directement l'exercice
de la profession ne sont pas déductibles. Ainsi, ne sont pas admis en
déduction :
- les frais de voyages à l'étranger qui ne sont pas rattachés à l'exercice
de la profession,
- les frais de repas régulièrement engagés sur le lieu
de travail admis
cour administrative d’appel de Paris, dans un arrêt
du 28 juin 2000 (n0 98-672). Celle-ci indique dans son arrêt que “peuvent être
compris, parmi les charges déductibles en application de l’article
93 du code général des impôts, des frais de repas
exposés à l’occasion de repas d’affaires ou
de voyages professionnels, ainsi qu ‘à l’occasion
de repas pris àtitre individuel dans les lieux où s’exerce
l’activité, lorsque la distance entre
ces lieux de travail et le domicile fait obstacle à ce
que le repas soit pris au domicile. Toutefois, le montant des dépenses
en résultant doit être justifié, tenir compte des
frais que le contribuable aurait dû engager s ‘il avait pris
son repas à son domicile et rester dans les limites de frais à caractère
professionnel.N’est pas déductible la fraction du prix du
repas excédant cinq fois le minimum garanti, réputée
présenter un caractère personnel.Conserver les pièces
justificatives de vos frais de repas et les comptabiliser, en les portant
au poste “Autres frais de déplacements"
- les dépenses liées à une activité bénévole,
- les frais d'études universitaires (même s'ils sont déductibles
dans certains cas),
- les dépenses liées à l'acquisition de biens faisant
l'objet d'un amortissement (local professionnel, voiture),
- les dépenses liées à l'acquisition d'un élément
d'actif qui n'est pourtant pas amortissables (clientèle, office).
Les dépenses partiellement
déductibles :
Il s'agit des dépenses mixtes. Il est impératif de bien distinguer
la part professionnelle et personnelle. L'administration n'hésitera
pas à revenir sur la déduction d'une dépense et à redresser,
s'il est impossible de la justifier comme ayant été faite au
titre d'une dépense professionnelle
Les dépenses déductibles :
Il faut payer des impôts mais pas plus que sa juste part. Pour cela,
le professionnel libéral doit savoir tout ce qu'il peut - légalement
- déduire. Le premier réflexe à acquérir, c'est
celui de devenir un « ramasseur de pièces justificatives »,
indispensables pour déduire. La cueillette terminée, il faut
passer à la phase de tri et retenir uniquement les dépenses déductibles
dans une proportion raisonnable.
DETAIL PAR POSTE :
-Les achats
Les achats sont les fournituresles achats de matières consommables:
il s'agit de l'ensemble des fournitures consommées pour la réalisation
des actes professionnels (ex. : produits,pansements, métaux...) ; les
achats sont déductibles l'année du paiement de l'achat même
s'ils n'ont pas encore été consommés à la fin de
l'année ;
ceux qui entrent dans la composition des prestations effectuées, à l'exclusion
des achats de matériel qui devront être soit déduits à la
ligne 19 (petit outillage), soit amortis (=valeur unitaire >500 euros HT).
demandez-vous si la dépense a été faite
pour le patient ou pour le cabinet. Par exemple, le matériel jetable à usage
unique figure aux comptes achats, alors que le petit matériel
chirurgical devra être indiqué au compte petit outillage.
-Frais de personnel
- Salaires nets et avantages en nature
Le salaire net est le salaire effectivement versé aux salariés
après déduction des cotisations salariales. Le montant peut différer
légèrement de celui qui figure sur la déclaration de salaires
(Dads) puisque ce dernier n'inclut pas la prime de transport.
Vous devez également indiquer la valeur des avantages en nature alloués
aux salariés.
- Charges sociales sur salaires (ligne 10)
Il s'agit des cotisations concernant le personnel effectivement payées
en 2004 : Urssaf, retraite complémentaire, Assedic, médecine
du travail et Scpri. Les cotisations concernant le quatrième trimestre
réglées en janvier 2005 ne pourront être déduites
que l'année prochaine.
Salaire versé au conjoint : si vous êtes marié sous le
régime de la séparation de biens, vous pouvez déduire
la totalité du salaire versé. Si vous êtes marié sous
un régime de communauté, vous pouvez déduire un maximum
de 42 670 euros si vous êtes adhérent d'une association agréée,
2 600 euros dans le cas contraire. Ces limites annuelles doivent être
ajustées si votre conjoint a travaillé à temps partiel
ou une partie de l'année seulement.
Quel que soit le régime matrimonial, les charges sociales versées
sont totalement déductibles.
-Impôts et taxes
Taxe professionnelle (ligne 12).
Inscrivez la ou les taxes effectivement payées en 2004, quelle que soit
l'année concernée.
- Autres impôts (ligne 13)
Vous pouvez déduire :
- La taxe foncière du local professionnel lorsque vous en êtes
propriétaire et s'il est affecté à votre patrimoine professionnel.
Vous pouvez également la déduire si vous êtes locataire
et si elle est mise à votre charge par le bail.
- La taxe sur les salaires.
- Les droits d'enregistrement payés pour l'acquisition d'un bien professionnel
inscrit sur votre registre des immobilisations. Lorsqu'ils sont payés
pour votre installation, ces droits peuvent figurer à la ligne 40, frais
d'établissement, avec les honoraires des intermédiaires (avocat,
notaire,etc.) et le coût des formalités légales.
La déduction de ces frais d'établissement peut être soit
effectuée en une fois, soit étalée par fractions égales
sur une durée ne pouvant excéder cinq années.
Bien entendu, vous ne pouvez pas déduire l'impôt sur le revenu.
Il en est de même pour les contraventions ou la taxe d'habitation.
-Autres impots
urssaf :
-La part déductible de la CSG-RDS (qui représente
5,1/8 du montant total de CSG payé) qui est affectée.La
part non déductible de la CSG-RDS (qui représente 2,9/8
du montant total de CSG payé) qui est affectée au compte
de l'exploitant
- La part de C.F.P
-Loyers et charges locatives
Si vous êtes locataire lors de votre local professionnel,
déduisez les sommes versées en 2004 à votre propriétaire
(c'est-à-dire le loyer et les charges). Les dépôts
de garantie ne peuvent être déduits que s'ils deviennent
acquis aux bailleurs en fin de bail. Si vous êtes propriétaire,
indiquez les charges de copropriété réglées
en 2004. Attention, vous devez amortir la part des charges correspondant à des
travaux d'agrandissement ou d'amélioration (comme l'installation
d'un ascenseur), à condition que votre local soit affecté à votre
patrimoine professionnel.
Les loyers versés à une société civile immobilière
ne sont déductibles que s'ils ont été effectivement versés
sur le compte de la SCI et si la SCI a remis les quittances. Attention : les
honoraires et frais de constitution d'une SCI ne sont pas déductibles.
Il en est de même pour les droits d'enregistrement acquittés par
la SCI pour l'achat du local professionnel.
Enfin, si votre local a été acquis en crédit-bail immobilier,
indiquez à cette ligne le montant du loyer payé dans l'année.
Les dépôts de garantie et les loyers versés d'avance à titre
de cautionnement ne sont pas déductibles.
Bien entendu, lorsque votre local est mixte (privé et professionnel),
vous ne pouvez déduire les différentes charges ou amortir le
prix d'achat que dans la proportion de l'usage professionnel,
déterminé en fonction des surfaces respectives.
- Location de matériel et
de mobilier
Vous déduirez à la ligne 16 le montant des
loyers effectivement versés dans l'année si vous utilisez
du matériel ou du mobilier en location ou en leasing. Là encore,
les dépôts de garantie ne sont pas déductibles.
Lorsque la période de location est anormalement brève par rapport à la
durée habituelle d'amortissement, l'administration se réserve
le droit de considérer qu'il y a eu vente à crédit et
non leasing, et donc qu'il aurait fallu amortir le bien considéré.
Les amortissements non pratiqués sont alors perdus.
- Entretien et réparations
Ce sont les dépenses d'entretien et de réparation
de tous les biens affectés à l'exercice professionnel,
même s'ils ne sont pas inscrits à votre actif professionnel, à l'exclusion
de celles concernant le véhicule, qui doivent figurer à la
ligne 23 si vous avez opté pour la déduction des frais
réels.
Quand la dépense a pour effet de prolonger de façon notable la
durée d'utilisation du bien ou de lui apporter une plus-value, il faut
l'amortir. Par contre, les frais de réfection des peintures ou des revêtements
muraux n'ont pas à être amortis, lorsqu'il s'agit de la remise
en état initial d'un bien amorti ou en cours d'amortissement. Les
frais de blanchissage peuvent être déduits pour leur montant
réel ou au forfait en vous référant aux tarifs pratiqués
par les blanchisseries. Dans ce cas, vous devez conserver les calculs effectués
et mentionner le résultat tous les mois sur votre livre journal des
dépenses.
-Petit outillage
Doivent être portés à cette rubrique
les frais d'acquisition du petit matériel professionnel d'une
valeur unitaire hors taxe inférieure à 500 euros (ce qui
correspond généralement à un prix TTC de 598 euros
(soit 3 922 F). Les matériels d'un prix supérieur à cette
limite doivent faire l'objet d'amortissement. C'est le prix de chaque
matériel pris séparément qui doit être considéré,
et non le montant global de la facture. A noter que vous pouvez avoir
intérêt à amortir ce petit matériel si vous êtes
déficitaire ou non imposable pour les revenus de 2004, l'économie
d'impôt procuré par la déduction étant alors
nulle.
La limite de 500 euros HT s'applique également aux dépenses
de logiciels.
- Honoraires ne constituant pas
des rétrocessions
Il s'agit des honoraires versés à des personnes
non salariées dont les services ont été rémunérés à l'occasion
de l'activité professionnelle (AGA,experts-comptables, avocats,
architectes,les honoraires rétrocédés à des
confrères etc.). Pour pouvoir être admis en déduction,
ces sommes doivent avoir été indiquées sur la déclaration
Dads ou DAS 2. Rappelons que vous avez jusqu'au 30 avril pour souscrire
la DAS 2
-Chauffage, eau, gaz, électricité.
Les frais de ces natures sont déductibles s'ils
concernent les locaux à l'usage de l'exercice de l'activité professionnelle.
Si ces frais sont communs à des locaux personnels
et professionnels, ou si les locaux sont utilisés pour plusieurs
activités, une répartition doit être effectuée
et justifiée
-Primes d'assurance.
Il s'agit de l'assurance des locaux loués ou utilisés,
du matériel, de la responsabilité civile professionnelle,
de l'assurance de " pertes d'exploitation ".
Les assurances de véhicule sont classées
dans les frais de véhicule
-Autres frais de déplacement (Hors véhicule).
Il s'agit:
- de transport effectué à l'aide d'autres
moyens que le véhicule personnel (Train, avion, bateau, voiture
louée, etc.);
- les frais d'hébergement et de repas pour des déplacements
auprès de la clientèle, des journées de formation,
ou l'assistance à des réunions de syndicats professionnels.
-Frais de réception, de représentation,
de congrès.
Frais d'inscription (au congrès professionnels ou
réceptions) , de transport, d'hébergement et de repas relatifs à ces
dépenses.
-Fournitures de bureau, documentation
et P&T.
Il s'agit de la papeterie, des petites fournitures
informatiques, des revues professionnelles, de la documentation professionnelle
(à condition
que le prix des livrets de base ne dépasse pas 500 Euros)
-frais d'affrenchissement,de tel prof ,de
timbres,d'envoi recommandés,d'abonnement internet,d'abonnement de tel portable
et d'acquisition si < à 500e HT
en cas d'usage mixte effectuer la repartition.
-Frais d'actes et de contentieux.
Frais d'inscription de privilèges; frais de recouvrement
de créances.
Les frais d'instances pénales ne sont pas admis
en déduction.
-Cotisations syndicales professionnelles.
Les cotisations à des ordres et des syndicats professionnels
sont déductibles. De même sont déductibles, - si
elles ne sont pas excessives - les dépenses liées à l'exercice
de l'activité syndicale.
-frais divers de gestion
Les frais d'ornementation d'une salle d'attente,
les abonnements à des
journaux et revues destinés à cette salle d'attente ;
- Les frais de formation destinés à améliorer
l'exercice ou le développement de l'activité progessionnelle;
- Les dons dans la limite légale
(2,25 pour mille ou 3.25 pour mille du montant des recettes brutes
professionnelles)
-cadeaux professionnels
-frais de carte de credit
-frais de blanchissage : au reel ou au forfait (prix du
pressing local)
-achats de vetements de travail :blouses
-frais de publicité ou annonces
-frais de démenagement prof
-frais de formation prof.
-.Frais financiers.
- les intérêts des emprunts dont l'objet était
spécifiquement professionnel (Ventiler les échéances
entre la part remboursement de capital et la part d'intérêts)
;
- Les frais de tenue de compte bancaire
- Les agios ne sont déductibles que s'ils ne résultent
pas de prélèvement excessif de l'exploitant.
-acquisition de parts de sociéte
(scp,scm)
-financement des depenses d'installation
-acquisition du cabinet ou de la clientèle
-Pertes diverses.
Chèques impayés
-Immobilisations.
Il s'agit des éléments destinés à rester
durablement dans l'actif professionnel de l'exploitation, de plus de
500 euros.
- Les Charges sociales personnelles.
Il s'agit des charges sociales de l'exploitant (ou parfois
de son conjoint) :
- Certaines sont obligatoires: cotisations
d'allocations familiales(urssaf sans csg,rds et cfp), de maladie-maternité,
de vieillesse, ou encore de décès- invalidité (carpimko)
- D'autres sont facultatives comme les primes
des contrats d'assurance groupe dites "Madelin";
- D'autres encore, facultatives concernent
le conjoint collaborant à l'activité sans être rémunéré:
cotisations volontaires au régime de base du " conjoint-collaborateur ";
-Frais de véhicule.
Les frais de véhicules sont déductibles pour
la fraction correspondant à l'usage professionnel.
au choix deux options possibles :reel ou
forfait (global ou carburant pour les credit bail et leasing).ce choix
doit se faire
au 1 er janvier pour l'année civile complète.En cas de
changement de véhicule en cours d'année, les contribuables
ne peuvent pas changer d'option.
lorsque les contribuables utilisent à titre professionnel
plusieurs voitures dont les dépenses peuvent être évaluées
au moyen du barème forfaitaire, celui-ci doit être appliqué de
façon séparée pour chaque véhicule, quelle
que soit leur puissance fiscale. Il ne doit donc pas être fait
masse des kilomètres parcourus par l'ensemble des véhicules
pour déterminer les frais d'utilisation correspondants.
-FRAIS REELS:
L'achat du véhicule ne constitue pas fiscalement
une charge, mais une dépense susceptible d'être amortie,
c'est-à-dire étalée sur plusieurs exercices. En
revanche, les autres dépenses (frais de garage, d'assurance, de
carburant, d'entretien) sont généralement des charges déductibles
sous réserve de la réintégration correspondant à l'usage
privé.
LIMITATION DES AMORTISSEMENTS
Le praticien peut décider d'inscrire son automobile
dans son actif professionnel. Dans ce cas, il bénéficie
de certains avantages : il peut notamment déduire les frais liés à l'acquisition
et à l'utilisation du véhicule. En contrepartie, il doit
notamment procéder à l'amortissement de ce véhicule.L'amortissement
d'une automobile est généralement effectué sur une
durée de cinq ans. Elle peut être réduite à quatre
ans dans le cas où le professionnel effectue un kilométrage
très important. En cas d'acquisition en cours d'année,
l'amortissement doit être effectué prorata temporis.L'amortissement
est calculé sur le prix d'acquisition toutes taxes comprises
Le plafonnement des amortissements
Ainsi, si un véhicule neuf est acquis le 1er janvier
2003 et qu'il est amorti au taux de 20 % (sur cinq ans), les amortissements
ne seront fiscalement déductibles qu'à concurrence de 18
300 euros x 20 % soit 3 660 euros par an.
REINTEGRATION DE
LA PART PERSONNELLE DES DEPENSES AUTOMOBILES
il est possible de déduire les frais automobiles
s'ils sont liés à une utilisation professionnelle. Cette
déductibilité fiscale est cependant limitée et sa
pratique pose un problème : l'administration fiscale a tendance à soupçonner
les contribuables de trop souvent "défiscaliser" leurs
déplacements.
le professionnel devra donc prouver l'intégralité du
kilométrage effectué chaque année. Il ne faut pas
oublier que les factures des garagistes indiquent avec précision
le kilométrage lors des opérations d'entretien. Un agenda
professionnel justifiant le kilométrage peut être demandé par
le service des impôts. Le kilométrage parcouru (à titre
professionnel et à titre privé) sera indiqué dans
la déclaration annuelle.
Il faut donc être en mesure de prouver la répartition
entre l'utilisation professionnelle et l'utilisation privée dudit
véhicule et, pour cela, pouvoir justifier de la réalité des
déplacements professionnels, en précisant les lieux de
départ et d'arrivée, les objectifs des déplacements
et les personnes rencontrées. Les tickets de parking et de péage
et les notes de carburant permettent de prouver la réalité de
ces déplacements.
Il faudra séparer les charges professionnelles des
charges personnelles. On parle alors de réintégration d'un
avantage en nature. Traditionnellement, cette réintégration
correspond aux charges liées à l'utilisation privée.
La ventilation s'effectue en fonction du kilométrage total parcouru
et de celui parcouru à titre privé.
LA TAXATION DES PLUS-VALUES
Le professionne lqui inscrit son automobile
sur le registre des immobilisations et amortissements peut déduire l'amortissement
et les frais financiers. En revanche, lors de la revente de son automobile,
il est taxé sur la différence entre la valeur de revente
et la valeur comptable. Or cette taxation est souvent fort lourde. C'est
ainsi que la valeur comptable d'une automobile totalement amortie est
nulle. La plus-value est égale, dans ce cas, à la valeur
de revente. Elle est ajoutée au bénéfice professionnel
de l'année.
Certains spécialistes conseillent donc, pour cette
raison, de conserver le véhicule dans l'actif privé.
FRAIS VEHICULE AU FORFAIT
OU BAREME KM
calcul
en ligne (bareme2007)
Les titulaires de BNC qui sont propriétaires de
leur véhicule peuvent utiliser le barème kilométrique
même s'ils ont conservé le véhicule dans leur patrimoine
privé, et alors même que ce barème, on le verra ci-après,
couvre certaines charges de propriété (amortissement de
la voiture, par exemple).
S'ils ne sont pas propriétaires de leur véhicule
(crédit-bail, location de longue durée), ces contribuables
peuvent au contraire évaluer leurs frais de voiture d'après
le barème kilométrique de l'administration, mais à condition
de renoncer à la déduction du montant du loyer À défaut,
leurs dépenses d'automobile doivent obligatoirement être
retenues pour leur montant réel, à l'exception cependant
de leurs frais de carburant qu'ils peuvent évaluer forfaitairement
au moyen du barème carburant
L'option pour le barème kilométrique porte
sur toutes les voitures particulières utilisées par l'intéressé à titre
professionnel, qu'il en soit propriétaire ou non.
1/Dépenses couvertes par le barème kilométrique:
Ce barème couvre limitativement les dépenses
suivantes : dépréciation du véhicule, équipements
et accessoires, dépenses courantes de réparation et d'entretien,
dépenses de pneumatiques, frais de carburant et primes d'assurances
(quelle que soit la nature du contrat).
En cas d'option pour le barème, ces dépenses
ne peuvent donc en aucun cas être déduites pour leur montant
réel.
2/Dépenses non couvertes par le barème
Les dépenses suivantes peuvent être déduites
pour leur montant réel, en sus de l'évaluation résultant
de l'application du barème forfaitaire (BO 5 F-1-05) :
- frais de garage essentiellement constitués par
les frais de stationnement au sens large (parcmètres, parking
de plus ou moins longue durée). En revanche, l'affectation du
garage de l'habitation principale à un véhicule qui fait
l'objet d'une utilisation professionnelle ne génère, à ce
titre, aucune dépense supplémentaire ;
- frais de péage d'autoroute ;
- intérêts des emprunts contractés
pour l'acquisition du véhicule. S'agissant des titulaires de BNC,
ces intérêts ne sont cependant déductibles pour leur
montant réel que si le véhicule est inscrit sur le registre
des immobilisations ; s'il est conservé dans le patrimoine privé,
les intérêts ne sont en aucun cas déductibles ;
- dépenses à caractère imprévisible
telles que dépenses de réparation consécutives à un
accident ; pour les titulaires de BNC, ces dépenses ne seront
pas portées en charges déductibles mais donneront lieu à un
amortissement si elles ont pour effet d'augmenter la valeur du véhicule
ou de prolonger sa durée d'utilisation.
Bien entendu, les dépenses ainsi retenues pour leur
montant réel ne sont, en tout état de cause, déductibles
qu'en proportion de l'utilisation professionnelle du véhicule.
le bareme des
frais de carburant
Destinée à simplifier le calcul par les contribuables
concernés de leurs frais de carburant, l’évaluation
forfaitaire des frais de carburant des véhicules automobiles et
des deux-roues motorisés s’applique quelle que soit la nature
de la location : location simple, crédit-bail ou leasing. Elle
a dû être exercée a priori, c’est-à-dire
au 1er janvier 2004, l’inscription de frais réels à un
compte de charge durant l’année d’imposition valant
renonciation à cette option.
il ne couvre que les frais de carburant en fonction du
km professionnel parcouru
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